Un viron de quelques jours à Toronto
Arrivée
Un ami me donnant l'occasion de l'accompagner à Toronto pour quelques
jours, je saute sur l'occasion et m'y rend par le rapido.
Voyage quelconque où le train maintient ses 30 minutes de retard
malgré les efforts du mécanicien pour les grignotter grâce
à l'ineptie du régulateur qui fait faire des manoeuvres
inutiles au train (était-ce VRAIMENT nécéssaire de
faire changer le train de voie à plusieurs gares, ce qui a donné
un bon 5 minutes de retard à chaque coup???).
J'arrive à Toronto au milieu de l'après-midi,
quelques heures avant mon ami qui lui, vient d'Ottawa.
Il y a quelques années, j'aurai pu prendre un train auquel le
sien aurait été combiné à Brockville, mais
VIA a cessé ces manoeuvres, préférant souvent faire
rouler deux trains à la suite à quelques minutes d'intervalle...
Faut croire que les sillons coûtent moins cher qu'un wagonnier pour
raccorder les bagnoles...
En
attendant son train à Toronto, je me faufile sur les quais de la
gare Union (seuls les voyageurs peuvent aller sur les quais), et ai l'heureuse
surprise de voir une des toutes nouvelles rames Nightstar sur la voie
d'à côté.
Finalement, il arrive, et nous mettons le cap chez son cousin, chez qui
on habitera, mais non pas sans avoir bouffé auparavant.
Début du viron proprement dit
Après une nuit pas très facile (c'est la canicule et le
cousin habite à 20m de la scène d'un festival installé
sur sa rue), on met le cap sur le Métro, à un pâté
de maison de là. Direction gare Union, où j'ai le temps
de croquer l'arrière de la rame.
C'est là que commence la partie intéressante : la toute
nouvelle ligne de tram Harbourfront, ouverte en 1997. La ligne dessert
le vieux port, complètement redéveloppé. Le terminus,
à Union, est une boucle souterraine exigûe, où peuvent
à peine tenir deux tramways en même temps.
Comme dans la plupart des stations de Métro, à Toronto,
il est possible de correspondre sans montrer de correspondance, car les
trams entrent dans l'enceinte tarifaire. Cela permet de remplir rapidement
les trams car on peut y monter par l'arrière.
Le
crissement des roues est grandement diminué en lubrifiant les rails
au moyen de jets d'eau qui remplissent la gorge... Cela donne un bon gag,
à l'aiguille de la rue Spadina, dont le changement est indiqué
par un giclement d'eau qui monte à plus de deux mètres de
hauteur. Comme ça, bien assis dans le tram, on sait que l'aiguille
s'est bien tournée!

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