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Rail et
transports urbains |
Le Canard Déraillé |
mai 2000 |
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Petite tournée à
Toronto, 4 Le retour. |
Le plafond de la gare Union défile au-dessus
de nos têtes, et à peine quelques banlieusards,
sur le quai de l'autre voie, nous remarquent et semblent s'étonner
de notre présence joyeuse dans le vestibule... Pour eux,
c'est GOGO, boulot, dodo, et le train est bien loin d'être
un motif d'égaiement...Nous sortons de la gare quand une rame du GO arrive à quai. Petit à petit, les fêtards entrent à l'intérieur, tandis que je demeure là, à regarder la voie défiler, et les gratte-ciels de Toronto reculer dans le lointain. Peu après être sorti des limites du Toronto Terminal Railway, nous prenons de la vitesse. Avant longtemps, nous roulons à une allure fort respectable, bien au delà du 100 km/h. Les abords des voies varient énormément; des cours de résidence, des derrières d'usines, des parcs, des terrains vagues et, tiens, un garage du Métro, avec une voie de raccordement à quatre files de rails, car les tramways et le Métro de Toronto sont a écartement large (c'était, à l'origine, pour empêcher le Grand Trunk d'envoyer ses wagons sur les voies de tramways)... Zut, je n'ai pas le temps de prendre une photo, car nous roulons si vite! Bien que la ville soit omniprésente,
la densité urbaine diminue graduellement, et on trouve
quand-même des ilôts de verdure de part et d'autre
de la ligne que nous parcourons maintenant à la vitesse
maximale autorisée pour notre rame: 160 km/h bien sonnés.Zoumm!!!! Nous croisons un train de banlieue qui disparaît bien vite à l'horizon. Mais peu après, nous stoppons en gare de Guildwood, notre premier arrêt. Les quais de la gare sont déserts, hormis deux ou trois passagers pour nous qui ont vite fait de monter. Nous avons un petit peu d'avance, ce qui fait que notre arrêt dure bien plus longtemps qu'il leur faut pour monter à bord... Mais nous repartons assez tôt, et nous nous retrouvons bien vite dans notre état normal: roulant à 160 km/h vers Montréal!!! J'entre à l'intérieur
rejoindre les fêtards, et aussi pour profiter du confort
de la voiture-lits. Richard est aux anges. Une fois assis, je
suis bien placé pour apprécier la qualité
de roulement. Une qualité incroyable, digne du nuage le
plus fin. À 160 km/h, c'est à peine si on est légèrement
bercés. Moi qui croyait que Pullman avait la palme de
la qualité de roulement, je suis complètement sidéré
de voir que Budd en ramasse la palme, et cela malgré que
la voiture ait ses 50 ans bien sonnés!!! Il faut dire
que mon dernier voyage
en Pullman ne s'est pas réalisé à toute
vitesse comme celui-ci... La seule note détonnante survient
quand nous passons à toute vitesse sur les aiguillages
des traversées; un râclement à haute fréquence
se fait entendre sur les aiguilles. Je pressens un problème
harmonique avec la suspension des bogies quand Richard met ça
sur le compte d'un meulage récent sur les aiguillages. |
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Je me lève
donc, et m'en retourne dans le vestibule. Nous passons Rivière-Beaudette
(je reconnais la courbe dans l'autoroute qui nous longe). Donc,
nous approchons. Au moment où j'entre à l'intérieur
pour aviser Richard, le voilà qui approche. Nous traversons
à toute allure le triage de Coteau-Ouest, et Richard scrute
avidement parmis les centaines de wagons qui s'y trouve. Mais
à 150 km/h, c'est plutôt illusoire de penser qu'on
pourra voir un fourgon bien ordinaire parmi tout ce beau monde... Objectivement, je qualifierais ce voyage comme étant mon plus beau tour en train en Amérique du Nord. |
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