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Le Canard Déraillé

France 1992

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Lundi 25 mai :
Fin peu glorieuse d’un Eurailpass, mais une belle randonnée avec un bon ami.
Mon Eurailpass se termine aujourd’hui, je vais tenter de lui faire honneur, mais d’une façon inusitée. J’ai rendez-vous le matin à la Gare de l’Est avec Gérard, qui veut me montrer la ligne de Freinville-Gargan. Nous décidons d’y aller via la gare du nord. En montant l’escalier de la rue d’Alsace, il me montre, au loin, les antennes de télécommunication du fort de Romainville, en me disant que bien des gens sont prêts à des bassesses pour être affectés dans la région de Paris pour leur service, alors que lui a demandé d’être envoyé à Madagascar. Résultat, il a fait son service à Romainville...

Arrivés à la Gare du Nord, nous prenons le premier RER pour Aulnay-sous-bois. Mauvaise surprise, en arrivant, le service entre Aulnay et Gargan est suspendu après neuf heures, à cause d’un chantier sur la voie. «Prière d’emprunter la navette routière». Après quelques minutes d’attente, un car de ramassage scolaire se présente, avec deux contrôleuses à bord. En montant, je présente mon Eurailpass et demande « c’est vous, le train? »... Bah! au moins, du car scolaire, je peux constater que la caténaire est vraiment ce qu’il y a de plus léger...

A Gargan, on descend. La voie devient double, et les rames réversibles pour Bondy y terminent. Je m’étonne de la présence d’un sectionnement au milieu d’une ligne qui fait à peine 5 kilomètres.

— Et bien, me répond Gérard, c’est que la ligne dépend de deux régions : Nord et Est...

Comme les gares sont peu espacées, nous marchons jusqu’à la gare suivante, Les Pavillons sous Bois, où nous voyons passer le train de travaux qui s’en va travailler sur la section interrompue.

Après un café, nous reprenons le train vers Bondy, où nous changeons pour la Gare de l’Est. Par chance, nous montons dans la voiture pilote, où le mécano a laissé la porte de la cabine ouverte. Nous pouvons donc voir un peu la ligne en avant.

Arrivés à Paris-Est, Gérard me propose d’aller à Juvisy. Mais en attendant, nous pourrions aller voir le canal Saint-Martin. J’accepte, car je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir ce sujet...

Juste avant le square Lemaire, nous voyons un bateau pour touristes écluser, et s’engouffrer dans la partie souterraine du canal. Le bateau s’appelle Arlety. Quand j’ai raconté ça àStéphane, il m’a dit «mais, c’est de la provocation!»

Peu avant midi, nous sautons dans un bus à plateforme, qui nous dépose aimablement à la Gare de Lyon. Après le départ du train, je me rappelle que je devais téléphoner à Lionel. Mais il habite à Alfortville, donc nous y arrêtons pour lui téléphoner. Malheureusement, il ne peut pas se libérer, et nous prenons le train suivant, non sans que Gérard se fasse bouffer son coupon par le tourniquet, ce qui nécéssite une intervention à la clé de la part du préposé.

A Juvisy, je constate qu’il ne s’agit guère d’une minuscule gare de province... Nous en profitons pour bouffer en face de la gare, et c’est dommage que Lionel n’ait pas pu venir avec nous, car la Pelforth pression était excellente.

Durant le repas, le sujet épineux du programme de cet après-midi tombe. Je propose d’aller faire un tour sur la VMI. Accepté à l’unanimité. Nous prenons donc le premier train pour Paris.

Nous changeons à Quai d’Orsay, et nous sommes vite en train de rouler sur le raccordement de Boulainviliers, puis sur la Petite Ceinture. Nous descendons à Gennevilliers, à côté du parc des Chanteraînes, au cas où le petit train roulerait. Point de train. Nous poursuivons donc jusqu’à Argenteuil, d’où nous prenons un train pour Saint-Lazare, avec le projet d’une visite à la librairie de La Vie du Rail.

Pas de quoi y fouetter un chat. La seule surprise, et j’en suis furieux, est que l’indicateur SNCF complet y est disponible. Le tout après avoir fait des pieds et des mains pour en avoir un. Si j’avais su, j’aurais venu!

Malheureusement, Gérard ne peut pas venir manger à l’Européen, vu qu’il est pris dans sa famille. Nous nous quittons donc en marchant sur la rue Saint-Lazare. Mais je suis quand-même content d’être parti de la Gare de Lyon et d’aboutir à Saint-Lazare...

Je rentre me changer et faire un brin de toilette. Comme en partant, je vois que j’ai une heure devant moi, je décide de faire le grand véfour, euh pardon, le grand détour. Une longue balade en métro. Malheureusement, ça a merdé sur la ligne 4, et j’arrive àl’Européen dix minutes en retard. Lionel et Christian y sont déja. Malheureusement, ni Patrick, ni Z2 n’ont pu se libérer, et monsieur G. n’est pas encore arrivé. Nous terminons l’apéritif, quand monsieur G. se pointe, en assurant qu’il ne peut rester longtemps. On remet l’apéritif. Nous parlons de choses et d’autres, tant et si bien que monsieur G. quitte quand nous entamons le plat principal.

C’est avec un repas très réussi en cours de digestion que nous nous quittons.

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