| Page principale Marc Dufour |
Rail et
transports urbains |
Le Canard Déraillé |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Jeudi 21 mai : Nous avons donc voyagé ensemble jusquà Vichy, où son épouse nous attendait pour finir le voyage en auto. Dans le compartiment (Corail, hélas, la fenêtre est resté hermétiquement fermée), jai profité du voyage pour lui montrer mon album de photos, dont celui qui originalement a poussé monsieur G. décrire aux Éditions O. Surprise, le contrôleur est un ami de monsieur L., et habite le village de B., juste à côté de la gare. Même que sa femme y a déja tenu café. A larrivée à Vichy, nous sommes allés casser la croûte. Je demande à la maîtresse dhôtel si les carafes deau sont de leau de Vichy... Cen était bien, mais ce nen était pas non plus... Pour mon repas, un canard est mort pour la bonne cause (Aves césar, morituri...). En sortant, il pleut. Monsieur L. propose daller chercher lauto pendant que nous pouvons aller aux sources, tout près. Par chance, une marquise fait le tour du square, et cest donc à labri que nous pouvons attendre. Je profite de lattente pour aller voir les sources mêmes, sous des dômes où bouillonnent des volutes deau (à 40°). De rares curistes font la moue devant leur verres. Je ny goûte pas, parce que monsieur L. est déja là, avec lauto. Nous nous engouffrons sur la route vers B. Je suis heureux de voir le Massif Central, qui jusquà présent nétait quune vague entité hantant mes méninges depuis mes cours de géographie de France, à lécole élémentaire... Nous longeons la ligne Lyon-Tours, dont les viaducs sont munis de piliers avec une bizzare échelle hélicoïdale. En arrivant à la résidence, je suis surpris de constater que les environs ressemblent énormément au village doù mon père est originaire, Saint-Alexis de Matapédia : des plateaux élevés où lon pratique une maigre agriculture, entourés de vallées très encaissées. La maison est sympathique et spacieuse. Un magnifique escalier de pierre en colimaçon en assure la desserte verticale. Jy aperçois, empilés, quelques ouvrages dont labsence dans mes bagages ont causé pas mal danxiété et de temps perdu: lindicateur complet SNCF, désormais introuvable. Car cest pas jojo davoir à demander son trajet à des employés interrogeant un ordinateur qui ne sont même pas foutus dimprimer sur leur imprimante le trajet demandé. Je fais connaissance avec le personnel des Éditions O., fort sympathique. Comme monsieur L. a du travail à rattraper, je passe le temps dans la bibliothèque. Hélas, on men tire trop tôt, cest presque lheure du dîner... Nous allons au village de B. chercher du pain, et poster quelques livres. Nous revenons en passant par la gare. Je vois lancien café de la femme du contrôleur... Ce qui surprend, cest la commande des aiguillages à traction funiculaire. Après le dîner, monsieur L. me fait faire le tour du propriétaire, mais nous retournons vite au salon pour le digestif, où nous élaborons mon retour, demain matin. Comme monsieur L. a du sommeil à ratrapper (je ne le blâme pas, les couchettes, cest pas le pied), il sexcuse, et me laisse seul avec lindicateur. Je choisis la route tortueuse : Gannat, Montluçon, Bourges, Vierzon et Paris, qui a lavantage de me laisser le temps de visiter Montluçon et Bourges. Jai ENFIN le plaisir de feuilleter lindicateur SNCF pour le fignoler! Je triche, et photocopie les pages pertinentes, que je surligne pour ne pas me gourrer. Ô, combien loin étais-je de me douter que cet exercice serait on ne peut plus futile... |
|
|
||
| Fin de la page | Commentaires? Marc.Dufour@emdx.qc.ca Statistiques d'accès |
Page suivante |
|
|
||