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Mercredi 13 mai :
Les Alpes, vues den haut.
Jaccompagne Lionel et Z2
qui sont de corvée pour acheter de la bouffe. Car nous
allons pique-niquer à Alp-Grüm, au delà du
Lago-Bianco, en descendant vers lItalie. Le petit déjeuner
englouti, nous allons à la gare attendre le train pour
Samedan. Train qui radine dare-dare, précis comme une
montre suisse. En voiture.
Les tunnels hélicoïdaux
sont retraversés, et le paysage est aussi grandiose que
la veille, du moins jusque dans le tunnel, parce que là,
on ny voit que dalle.
Un beau vieux fourgon
automoteur se prélasse à Samedan.
Lautre
versant est très contrasté. La végétation
est différente, le terrain moins accidenté. La
descente jusquà Bever se fait doucement, et là,
nous rejoignons la ligne qui va de St-Moritz à Scuol.
A Samedan, nous changeons dans une navette automotrice qui nous
amène à Pontresina, mais ça ne nous empêche
pas d'admirer un beau vieux fourgon automoteur sur la voie d'à
côté.
Pontresina est munie dune caténaire
commutable, car lélectrification nest pas
la même quailleurs. Un voyant électronique
indique la tension en vigueur. Nous repartons dans un train mixte,
tiré par une automotrice, et entamons lascension
de la Bernina.
Montée laborieuse, mais effectuée
dans la joie par lautomotrice qui na pas connu les
plaines des Landes, ni la LGV du TGV-PSE. Elle broute des kilomètres
à 70%o comme le TGV en broute à 280 km/h. Les doigts
dans le nez, et pour un peu, on dirait quelle fait ça
sans sen apercevoir. Ou pour le plaisir.
En montant, la route suit la ligne,
et croise celle-ci à plusieurs reprises. Quelques bagnoles
nous suivent, et attendent gentiment leur tout aux passages à
niveau, sans simpatienter. Quel contraste avec chez-nous
où le sport national cest de narguer le train aux
passages à niveaux. Jusquà ce que le train
gagne. En moyenne, en amérique du nord, trois fois par
jour. Un mécano disait que «à la dernière
minute, on peut même lire sur leurs lèvres : Oh,
mon dieu!»... Même que le Chicago, Rock-Island
and Pacific avait mis en service, dans les années 50,
un train Talgo, où une caméra de télé
était installée dans la cabine de la locomotive,
et un écran géant, installé dans le bar,
permettait aux clients de voir ce que seul le mécano et
le chauffeur (le poste de chauffeur a été aboli
en 1986, par décret présidentiel du président
Reagan, même si les chemins de fer étaient diéselisés
depuis plus de trente ans) voyaient. Et bien, à force
de voir le nombre de bagnoles, de camions et de cars scolaires
qui passaient devant, on avait besoin dun remontant! |