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urbains
Le Canard Déraillé

France 1992

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Samedi 9 mai :
Après la petite ceinture, la ceinture rouge.
Je suis invité à déjeuner chez Gérard, que je rencontre à la gare de Val-de-Fontenay. Je voulais initialement y aller en partant de la Gare de l’Est, mais mes pérégrinations matinales m’ont pris plus de temps que prévu, et j’ai du me rabattre en catastrophe sur le RER-A. C’est un Gérard souriant, accompagné de son épouse qui m’accueillent à la gare. Nous marchons tranquillement jusque chez-eux, où Gérard me prépare une liste minutieuse de choses à voir en Europe. J’apprend également qu’une journée porte-ouverte est organisée sur le tram Saint-Denis_Bobigny le lendemain.

La pintade est excellente surtout lorsqu’elle est bien arrosée (ah! le p’tit blanc!), et pour faire digérer le tout, nous partons en tournée d’inspection des bus RATP de banlieue. Rude épreuve pour mon «Formule 1» qui ne chômera pas.

Rosny est empalée par le bus, puis c’est Bondy et Bobigny qui subissent le même sort. Le prototype du BOA est entr’aperçu dans le dépôt de Bobigny. Mais ce sont plusieurs trams qui retiennent mon attention. A Pablo Picasso, nous descendons pour examiner de près la voie du dernier arrivé.

Redépart dans un autre bus, qui longe la voie. Destination, Saint-Denis. Nous descendons, et commençons la traversée du centre, très commercial. Les travaux du tram, ici moins avancés, sont examinés avec attention. Nous passons sur le canal Saint-Denis, puis sous les voies, et traversons la Seine, pour déambuler dans l’Ile Saint-Denis. De retour sur le continent, à Villeneuve-la-Garenne, nous élisons d’écluser un godet dans un café, car la marche à pied, voyez-vous, donne soif. C’est donc dans un bus que nous repartons vers l’ouest. Pas trop loin, car trois kilomètres plus loin, nous descendons examiner une installation ordinairement peu usitée pour un parc urbain : un chemin de fer à voie de 60cm. C’est que le parc des Chanteraînes est desservi par un «petit train» (sic carte Michelin) qui, hélas, ne circule pas aujourd’hui. C’est donc au son des hurlements des chiens qui garnissent le chenil de la SPA d’en face que nous attendons le prochain bus, tout en regardant passer quelques Z2N sur la branche du RER-C qui passe au dessus.

Le prochain bus, supposément censé nous déposer à la Défense (Gérard avait prévu m’emmener voir l’Arche et le prolongement du Métro, mais comme j’y suis allé la veille, ce n’est plus absolument au programme; nous y substituons la ligne Puteaux_Issy-Plaine) nous laisse en rade à un rond-point de Colombes, judicieusement nommé les quatre routes (ce qui explique qu’il y en a au moins cinq qui y convergent), en compagnie d’autres usagers. Nous admirons le ballet d’autres bus qui, tel le premier, laissent leurs passagers à cet endroit, vu qu’ils rentrent au dépôt.

Survînt alors un bus qui a l’amabilité de nous déposer à la gare de Courbevoie.

Gérard s’informe s’il y a encore des trains sur Puteaux_Issy-Plaine. Las! le dernier train a quitté Puteaux il y a près d’une demi-heure. Nous optons pour Saint-Lazare. La SNCF a dû faire ses classes auprès de la RATP, car c’est au moins quatre rames Z6400 qui nous passent sous le nez, tout comme les bus un peu plus tôt.

Saint-Lazare, qui pour nous, sera l’endroit où les athéniens s’atteignirent... Par chance, je peux rentrer directement à la porte de Vanves par la ligne 13, et en plus, je peux admirer la rotonde du Nord-Sud.

Séance de bigophone où je mets le doigt sur Lionel (un mécano SNCF), qui accepte ma proposition de «faire» le tram demain. Il m’invite chez-lui. Comme il a à faire à Paris, il me donne rendez-vous à la Gare de Lyon.

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