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À droite :
Une étape de plus: Sarnia,à la frontière
Américaine
| Cliché : Marc Dufour . |
Je nai pas de peine à mendormir, pour me réveiller à un autre endroit, au centre du triage, cette-fois ci. Je nai rien senti des manoeuvres. Faut croire quon a la touche magique, à Sarnia... Et pourtant, ce sont avec ces fameuses locomotives télécommandées qui suscitent la méfiance à Montréal...
À
gauche : Lattente est meublée par le
passage de plusieurs trains internationaux...
| Cliché : Marc Dufour . |
Lattente est longue, mais avec un bon bouquin, ça passe vite. Et on a eu pour moi une attention fort délicate : je ne suis pas relégué à une voie obscure, au plus profond du triage, mais sur un faisceau de voies à proximité des voies principales, ce qui me permet de bien voir tout ce qui y passe.
À
droite : ... y compris le "International"
assurant la liaison Toronto_Chicago,avec ses rames à deux
niveaux "Superliner" dAmtrak,tractées par
des F40-PH de VIA Rail
| Cliché : Marc Dufour . |
Et je suis gâté: trains-blocs, trains de conteneurs empruntant le tout nouveau tunnel Saint-Clair, remplaçant le vieux tunnel centenaire avec un "trou" plus grand permettant daccepter tout ce qui ce qui est exigeant côté gabarit, y compris les rames à deux niveaux Superliner dAmtrak.
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À
gauche : Nous dévalons tranquillement la rampe
menant au nouveau tunnel,construit un petit peu plus à
louest que lancien,maintenant désaffecté
| Cliché : Marc Dufour . |
Puis c'est le départ. Confortablement installé dans la dernière machine, je suis fin prêt pour la prochaine étape: Battle-Creek, Michigan. Notre convoi s'ébranle tranquillement, sans trop de peine car nous dévalons la rampe menant au tunnel Saint-Clair.
Lentrée dans le tunnel se fait à bonne vitesse, dans le vacarme des locomotives accélérant au maximum, car il faut remonter la même rampe de lautre côté.
Nous passons sans encombre le tunnel qui brille encore comme un sou neuf, ses voussoirs nétant pas encore souillés des gaz déchappement des lourds convois qui y passent, bien confortable, au fond de la glaise de la rivière Saint-Clair.
Lors de son ouverture au tournant du siècle, lancien tunnel sétait distingué comme étant la première liaison internationale sous-fluviale, et par une pétition pour lamélioration des conditions ouvrières, signée en rond pour que les meneurs ne soient pas identifiés...
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À
droite : Nous stoppons dans un petit village...
| Cliché : Marc Dufour . |
Quelques dizaines de kilomètres plus loin, nous entrons dans une voie dévitement, puis stoppons au milieu dun petit village. Léquipe descend de la machine de tête pour entrer dans un magasin. Je les imite et me prends quelques-unes de ces gâteries industrielles de pacottilles qui font la renommée de la gastronomie américaine.
Je minforme aussi du pourquoi du comment auprès du chef de train qui a le plaisir de minformer que nous rencontrons le train de voyageurs, et que je serais mieux de remonter à bord. Je limite en constatant quà lhorizon, on en aperçoit déjà le phare, et il arrive à toute vitesse...
À gauche :
...pour rencontrer lInternational qui roule vers Toronto
| Cliché : Marc Dufour . |
Quelques minutes après être remonté à bord, il est là, une rame Superliner tirée par une F-40 de VIA Rail, au passage à niveau, sifflant de toutes les trompettes de son sifflet. Jai tout juste le temps de le croquer du vestibule avant quil passe à plus de 150 km/h.
Puis je menfonce dans la lecture après que le jour ait commencé à baisser, alors que nous roulons sans histoires jusquà Battle Creek, où nous arrivons au début de la soirée, au moment où le soleil décide de se coucher.
À droite : Une
étape sans histoires,comme dans un rêve...
| Cliché : Marc Dufour . |
Dodo au charbon...
Je remercie léquipe, puis vais dans le bureau de triage, que je commence à connaître... Je monte tout de suite dans la tour de contrôle, et vais rencontrer le coordonateur de trains, qui a lextrème gentillesse de sarranger pour que je prenne une douche dans les quartiers des wagonniers.
Puis après un conciabule avec le contremaître du triage où il fait preuve de beaucoup de philosophie ("non, je ne men tamponne pas"), il fait non seulement mettre les voitures au fond du triage (mais pas trop loin du bureau), mais les cache aussi derrière un train de charbon, histoire que je repose en paix. Je suis tout à fait daccord, car je ne sais pas si vous avez goûté le voisinage dun train de charbon à larrêt, mais je peux vous dire que cest très silencieux. Mon dodo sen ressentira aussitôt car je mendors presque aussitôt...
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