Quoi de neuf?

Mis à jour le 20 août 2001

Allez tout de suite voir les changements récents survenus sur ce site!

Un peu d'histoire

L'arrivée d'un train en gare de Bytown

 

Arrivée des trois rames Talent,
au port de Montréal, le 29 janvier 2001

Ottawa est la capitale fédérale du Canada depuis 1867. Ottawa était, à l'origine, nommée Bytown, en l'honneur de son fondateur, le colonel John By, du Royal Corps of Engineers. John By fut le principal artisan du canal Rideau, ouvert en 1832, qui permettait aux britanniques d'éviter à devoir utiliser le fleuve Saint-Laurent sur la portion où sa rive sud est en territoire américain, entre Cornwall et Gananoque). Le premier chemin de fer (Bytown and Prescott Railway) parvint à Bytown en 1854, et la ville fut renommée Ottawa en 1855.
    Située à l'écart des grands centres économiques (200 km de Montréal et 400 km de Toronto), Ottawa est une ville moyenne, d'à peine 750 000 habitants. Elle est située sur la frontière de l'Ontario et du Québec, vis à vis de Hull (bientôt Gatineau), au Québec.

Le déclin du chemin de fer à Ottawa

Depuis la disparition de ses tramways, dans les années 50, Ottawa a vu son infrastructure ferroviaire péricliter. En effet, durant les années 60, un vaste plan d'urbanisme fut appliqué, dont un des effets les plus importants fut l'élimination totale de toute infrastructure ferroviaire à l'intérieur de la ville; la gare Union (pour les voyageurs) fut réléguée en périphérie (le bâtiment subsiste et sert maintenant de centre de conférence gouvernemental), tandis que les triages furent relégués au nouveau triage Walkley, au sud de la ville, et les autres lignes traversant la ville furent transformées en parcs ou en autoroutes.
    Pour raison, on ne peut que trouver un complexe d'infériorité canadienne vis-à-vis les États-Unis, et un désir immodéré de développer le transport aérien contre toute logique.
    Mais les besoins en transport augmentant avec les années, le transporteur municipal (pour Ottawa-Carleton) a accouché au début des années 80 d'une idée fort originale : la Transitway. Cette voie exprès, réservée aux seuls autobus, permet une desserte rapide du centre vers l'extérieur de la ville à la fois par des lignes d'autobus n'utilisant pratiquement que la Transitway (les lignes 95, Nepean_Orléans et 97, Kanata_Aéroport), ou, coup de génie, par des lignes périphériques qui y pénètrent rapidement dans le centre-ville, épargnant ainsi à leurs usagers une correspondance, source d'incertitude et d'inconfort pour de nombreux usagers.
    Mais Ottawa semblant souffrir de son abandon hâtif du chemin de fer semble vouloir faire machine arrière... On a donc accouché du projet de tramway diésel, sorte de demi-mesure qui permettra une certaine desserte nord-sud de la ville, sans toutefois arriver directement au centre-ville.



Le projet pilote

La seule ligne ferroviaire passant à proximité du centre-ville d'Ottawa, et qui a échappé à l'holocauste des années 60, est la subdivision d'Elwood, du Canadian Pacific. Elle relie le triage Walkley au pont Prince Of Wales, qui traverse l'Outaouais pour arriver au Québec, et s'y raccorde au chemin de fer Québec & Gatineau, qui relie Hull à Sainte-Thérèse, au nord de Montréal. Deux autres lignes reliaient Hull à Maniwaki et Hull à Pontiac ont été déposées dans les années 80. Seul un tronçon de la ligne Hull_Maniwaki subsiste entre Laman et Wakefield, où circule un chemin de fer touristique à vapeur.
    Les lois ferroviaires canadiennes exigeant du matériel roulant de pouvoir subir un impact considérablement plus élevé que la norme européenne, il est donc illégal d'utiliser du matériel roulant européen, à moins de circuler sur une ligne isolée où ne circulent pas d'autres trains conventionnels. Comme le dernier autorail conforme aux normes nord-Américaines (SPV-2000 de Budd) est sorti d'usine en 1980, mais a été un échec retentissant, la seule solution était d'utiliser du matériel roulant européen, avec une dérogation spéciale.

Le Talent, de Bombardier

 

Arrivée des trois rames Talent,
au port de Montréal, le 29 janvier 2001

Pour faire plaisir à une multi-nationale bien amie du régime en place à Ottawa (et grande consommatrice de subventions), on choisit donc le Talent, de Bombardier. Trois rames furent prélevées d'une commande de la DB, et sont parvenues à Ottawa au début de 2001.

(Les photos sont celles du débarquement des trois rames, au port de Montréal, le 29 janvier 2001. Les trois rames furent ensuite acheminées à Ottawa sur leurs propres roues par un train spécial, les 3 et 4 février 2001).

 

Une des rames Talent est
déchargée du navire Federal Fraser.

 

Gros plan sur une des cabines de conduite


Bon! ils sont arrivés...

Et en plus, ils sont déjà aux couleurs d'OC-Transpo: rouge et blanc...

À propos de la livrée des Talents
(Information transmise par Colin R. Leech)

En autant que je suis concerné, les Talents pour Ottawa ont été « empruntés » de la DB pour être expédiés ici. La DB prendra livraison de trois rames supplémentaires à la fin de leur commande pour remplacer celles expédiées ici. DB et Bombardier ont décidé de procéder ainsi, parce que c'tait la seule manière d'avoir les rames à Ottawa dans l'échéancier requis pour démarrer le service rapidement. (Le service a été promis par les politiciens pour l'été 2000, mais il était impossible de le faire si rapidement en raison des autres pré-requis tels que les études d'impact environnementales, signer les contrats avec CP et Bombardier, construire les stations, etc. Le service démarrera plus tard cet été, comme vous savez).
    Par chance, le rouge et blanc sont aussi les couleurs d'OC Transpo, donc on n'a pas à s'en faire pour repeindre les rames. :-) Comme vous savez, les formes sont différentes, mais au moins, les couleurs sont au moins correctes. Au moment où la période d'essai du "projet pilote rail" sera terminée, on saura aussi si OC Transpo utilisera toujours le rouge et le blanc, ou si la nouvelle ville d'Ottawa repeindra tous les véhicules de transport dans une autre livrée. :-)
    À ce que je sache, les rames n'ont pas été modifiée de façon significative pour être utilisées à Ottawa, sinon peut-être des changements mineurs tels que fermer les toilettes publiques des rames.

Colin R. Leech
M. Leech est le fondateur du groupe de
nouvelles USENET « Misc.Transport.Urban-Transit »,
et travaille à OC Transpo comme planificateur


Petite description de la ligne

La ligne est à voie simple et ne fait que huit kilomètres, mais on y trouve une quantité de points intéressants : du nord au sud, on a un terminus (Bayview) en remblai, à l'écart de l'enlignement original. Puis, la ligne descend dans une tranchée avant de s'arrêter à Carling.
   En repartant, on passe dans un tunnel qui passe sous l'Arboretum Fletcher et le lac Dows du canal Rideau, pour émerger au milieu du campus de l'Université Carleton où l'on trouvera la station du même nom au moment où la ligne est au niveau du sol. C'est à cet endroit qu'une voie d'évitement sera aménagée au nord de la station, afin de permettre le croisement des rames en service. Puis elle poursuit son chemin sur un remblai avant de traverser sur un viaduc la rivière Rideau, avant de passer sous la promenade Riverside et le chemin Héron, au sud duquel l'on trouve la station Confederation.
    On poursuit en passant sous la promenade de l'Aéroport, où l'on trouve aussi un raccordement vers la subdivision de Beachburg du CN (menant à la gare Union d'Ottawa), subdivision aussitôt franchie par un croisement à niveau. Et on enchaîne tout de suite avec deux ouvrages d'art enjambant respectivement la Transitway et le ruisseau Sawmill, avant de poursuivre vers le boulevard Walkley, franchi par dessous. Malgré la présence d'une station de la Transitway, le tramway diésel n'y marquera aucun arrêt.
    On continue vers le nord en croisant les voies sortant du triage Walkley, juste avant de passer au dessus de la Transitway et on arrive au terminus Greenboro. Bref, sur huit kilomètres, pas mal de variété...

Et les Talents, en attendant le grand jour?

Les Talents? Et bien en attendant, les Talents sont au triage de Walkley, où ils rongent leur frein...
    Les équipages en formation se promènent parfois dans le triage.
Ici, le 11 juin, une des rames fait une excursion sur le triangle de virage, attellée à une locomotive. Photo prise sous le viaduc de la rue Bank.
(Courtoisie de Jacques Viallat)

Bon! Allons jeter un coup d'oeil aux travaux, à présent!

En cliquant sur la carte, à droite, ou sur les noms des stations ci-dessous, vous pouvez voir les pages spécifiques à chacune des stations ou points singuliers de la ligne.

Notez que les pages sont en ordre chronologique inversé, c'est à dire qu'on aura les photos les plus récentes au début des pages (en haut), et les plus vieilles à la fin (en bas) des pages.

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